LES VêPRES éphésiennes

Troisième année de la 175ème olympiade

1          Comment vont les affaires dans l’œkoumène ?

Droits & taxation du roi sur le commerce des comptoirs (en nombre d’unités négociées):

Comptoir

T

Comptoir

T

Comptoir

T

Comptoir

T

Tarente (marianiste)

0

Sinope (pontique)

0

Sardes (sullanien)

6

Pétra (nabatéen)

0

Thessalonique (sullanien)

0

Ephèse (pontique)

5

Antioche (parthe)

0

Séleucie (parthe)

0

Délos (marianiste)

12

Panticapée (pontique)

2

Bérytos (juif)

8

Hécatompylos (parthe)

0

Rhodes (Rhodien)

0

Byzance (bithynien)

2

Alexandrie (Cubitien)

0

Gérrha (nabatéen)

0

 

Détail des échanges

Nature des marchandises

Qté

Vendeur

Acheteur

Cheminement et autres précisions

Céréales et poissons salés

1>0

Artaban

Arétas

Les Nabatéens crachent sur la bouillie d’orge des Parthes

Céréales et poissons salés

1>0

Macharès

Lucullus

Le poisson promis n’arrive pas chez Lucullus ! Omission ?

Céréales et poissons salés

2>1

Macharès

Caius Marius

Panticapée – Byzance - Délos

Vin et huile d’olive

1

Marius

Arétas

Délos - Bérytos

Vin et huile d’olive

1>0

Lucullus

Tigrane

L’Arménien est oublieux

Vin et huile d’olive

1

Lucullus

Alexandre Jannée

Sardes – Ephèse - Délos - Bérytos

Artisanat

2

Alexandre Jannée

Lucullus

Bérytos – Délos – Ephèse – Sardes

Artisanat

1

Caius Marius

Lucullus

Délos – Ephèse – Sardes

Artisanat

1

Caius Marius

Macharès

Délos – Byzance – Panticapée

Bois

1

Lucullus

Caius Marius

Sardes – Ephèse – Délos

Bois

2>0

Artaban

Arétas

Les maigres buissons du désert suffisent au feu de camp nabatéen

Encens, Myrrhe et épices

1

Arétas

Artaban

Frontalier

Encens, Myrrhe et épices

1

Arétas

Lucullus

Bérytos – Délos – Sardes

Encens, Myrrhe et épices

1>0

Ptolémée

Macharès

Aucune route commerciale n’est ouverte

Encens, Myrrhe et épices

3

Arétas

Caius Marius

Bérytos – Délos

 

Les deux voies naturelles vers l’Orient, Alexandrie et Antioche sont impraticables. Voilà qui fait bien les affaires d’Alexandre Jannée. Sa phénicie, conquise il y a quelques années sur les Séleucides, devient incontournable pour les marchandises nabatéennes. Les déboires sullaniens en Grèce et les pirates dalmates d’Adriatique perturbent le commerce au nord. Enfin, l’Asie mineure concentre l’essentiel des échanges, Lucullus ayant fait de Sardes le comptoir de règlement des négociateurs sullaniens en Orient. Macharès a de son côté rétabli le commerce avec la lointaine Chersonèse taurique et sa principale cité Panticapée. La seule cité gagnante dans tous les cas reste bien sûr Délos, la cité du dieu Apollon qui semble avoir totalement oublié les calamités passées.

2          La campagne militaire

2.1        Le royaume de Cyrène

Il est difficile de comprendre les motivations de Ptolémée Alexandre quant au choix du terrain qui devait accueillir sa lutte contre son rival romain d’Alexandrie. Après avoir remonté le Nil jusqu’à Aphroditopolis, l’armée lagide obliqua vers l’ouest pour longer le Fayoum et pour enfin partir dans le désert dans une direction inconnue. Son adversaire l’attendait à Memphis et avait organisé la défense de la vénérable cité. Pressentant une tentative de contournement ou une autre fourberie de cet acabit, il se lança à la poursuite de Ptolémée et ne le rattrapa qu’à Paraetonium, bien loin dans la province libyenne. Ptolémée ne s’était pas rendu compte de la présence de son adversaire et se félicitait au contraire de son opération. L’arrivée foudroyante des troupes de Cubitus au petit matin mit le camp lagide en panique et les soldats lagides firent leur reddition quasiment sans combat. Ptolémée Alexandre fut fait prisonnier.

 

La nouvelle fut le déclencheur d’une formidable révolte générale en Egypte. Les Egyptiens se donnèrent des chefs capables et même les colons grecs, syriens ou juifs ne cherchèrent pas à défendre le Lagide prisonnier. L’Egypte n’était plus lagide, sauf dans le Delta où régnait encore Cléopâtre Tryphène, la compagne de Cubitus. Seule la Cyrénaïque restait fidèle à la dynastie.

2.2        Artaban a invité tous ses voisins pour inaugurer son règne

De grandes fleurs blanches capiteuses et tachetées de pourpre déposées sur son passage ; des jeunes filles et de jeunes garçons maquillés de couleurs vives et presque nus pour l’accueillir à chaque étape; de la poudre d’or et de turquoise lancée dans les barbes et les cheveux de ses gardes du corps lorsqu’ils cherchent à lui frayer un chemin jusqu’au feu sacré où se déroulent les cérémonies. Artaban savourait toutes les manifestations concrètes de son nouveau pouvoir. Quel plaisir de chaque instant ! Pas étonnant que le vieux Sinatruce le lui jalouse, que le puant Nabatéen Arétas en veuille sa part, que le fantomatique Tigrane n’y renonce point et que le délicat Macharès souhaite y goûter ne serait ce qu’en songe par en parler avec son amant Antiochos. Ces chacals entraient dans l’empire entourés de leurs valets. Lui, le Shahan shah, le gardien du feu allait les châtier pour cela !

 

Au nord, dans l’armée de Tigrane, les éléments grecs et arméniens avaient laissé la place à des bandes de nomades locaux attirés par les perspectives de pillage chez les Parthes. Ménémachos n’avait qu’une autorité très théorique sur les chefs de clans et se contentait la plupart du temps d’ordonner après coup ce que les guerriers avaient initié. Les champs bien irrigués de Chorasmie furent en vue et bientôt les greniers des villages furent pillés ou incendiés. Comme les clans s’étaient dispersés pour s’accaparer le plus de butin possible, l’extermination d’une partie de ces gredins par les troupes parthes d’Hasdrubalès ne pourrait être qualifiée de brillante victoire. Le parthe poursuivit son adversaire jusqu’au Pont-Euxin dans le but évident de lui reprendre la satrapie septentrionale de l’empire.

 

Contre Sinatruce qui s’avançait victorieusement en Perside et en Susiane, Artaban choisit le mépris. Un esclave drogué fut même envoyé pour cracher de sa part sur les bottes du vieux Prince. En réponse, Sinatruce lui envoya une baignoire d’argent dans lequel l’esclave gisait, gonflé par la noyade, juste pour lui montrer qu’il n’avait pas besoin de son aide pour se laver.

 

Contre Arétas, dont les dromadaires souillaient la Syrie, Artaban ne fit rien car hélas à cette date son armée avait déjà été vaincue par les Séleucides d’Antiochos. C’est ce dernier surgissant en Séleucie en propriétaire revenant d’un long voyage qui se chargea de sortir l’envahisseur arabe. Ce fût du moins son intention première car une défaite humiliante l’obligea à retourner bien vite à Samosate.

 

Et en Arménie, contre l’immense armée pontique d’Aristagoras, composée de celtes galates et d’autres mercenaires venant de tous les horizons, que fit Artaban ? Il ordonna à son fidèle Orobaze de rassembler lui aussi un grand nombre de guerriers nomades auquel il fallut ajouter des alliés grecs et des mercenaires d’Italie et d’Afrique. Au soir de la bataille, Aristagoras était mort mais il était vainqueur et avait vu le camp ennemi dévasté par ses troupes.

 

L’inégalable conteur Gustavus Flaubertus nous relate l’horreur du champ de bataille après laquelle les Parthes durent céder l’ancien royaume de Tigrane.

 

« On reconnaissait la forme des camps à leurs palissades inclinées. Un long amas de cendres noires fumait sur l’emplacement des Libyens ; le sol bouleversé avait des ondulations comme la mer, et les tentes, avec leurs toiles en lambeaux, semblaient de vagues navires à demi perdus dans les écueils. Des cuirasses, des fourches, des clairons, des morceaux de bois, de fer et d’airain, du blé, de la paille et des vêtements s’éparpillaient au milieu des cadavres ; ça et là quelque phalarique prête à s’éteindre brûlait contre un monceau de bagages ; la terre, en de certains endroits, disparaissait sous les boucliers ; des charognes de chevaux suivaient comme une série de monticules, on apercevait des jambes, des sandales, des bras, des cottes de mailles et des têtes dans leurs casques, maintenues par la mentonnière et qui roulaient comme des boules ; des chevelures pendaient aux épines ; dans des mares de sang, des éléphants, les entrailles ouvertes, râlaient couchés avec leurs tours ; on marchait sur des choses gluantes et il y avait des floques de boue, bien que la pluie n’eût pas tombé.

 

Cette confusion de cadavres occupait, du haut en bas, la montagne tout entière.

 

Ceux qui survivaient ne bougeaient pas plus que les morts. Accroupis par groupes inégaux, ils se regardaient, effarés, et ne parlaient pas. […]

 

Le vent du soir souffla ; alors toutes les poitrines se dilatèrent ; à mesure que la fraîcheur augmentait, on pouvait voir la vermine abandonner les morts qui se refroidissaient, et courir sur le sable chaud. Au sommet des grosses pierres, des corbeaux immobiles restaient tournés vers les agonisants.

 

Quand la nuit fut descendue, des chiens à poil jaune, de ces bêtes immondes qui suivaient les armées, arrivèrent tout doucement au milieu des barbares. D’abord ils léchèrent les caillots de sang sur les moignons encore tièdes ; et bientôt ils se mirent à dévorer les cadavres en les entamant par le ventre.

 

Les fugitifs reparaissaient un à un, comme des ombres ; les femmes aussi se hasardèrent à revenir, car il en restait encore, chez les Libyens surtout, malgré le massacre effroyable que les Numides en avaient fait.

 

Quelques-uns prirent des bouts de corde qu’ils allumèrent pour servir de flambeaux. D’autres tenaient des piques entrecroisées. On plaçait dessus les cadavres et on les transportait à l’écart.

 

Ils se trouvaient étendus par longues lignes, sur le dos, la bouche ouverte, avec leurs lances auprès d’eux ; ou bien ils s’entassaient pêle-mêle, et souvent pour découvrir ceux qui manquaient, il fallait creuser tout un monceau. Puis on promenait la torche sur leur visage lentement. Des armes hideuses leur avaient fait des blessures compliquées. Des lambeaux verdâtres leur pendaient du front ; ils étaient tailladés en morceaux, écrasés jusqu’à la moelle, bleuis sous des strangulations, ou largement fendus par l’ivoire des éléphants. Bien qu’ils fussent morts presque en même temps, des différences existaient dans leur corruption. Les hommes du Nord étaient gonflés d’une bouffissure livide, tandis que les Africains, plus nerveux, avaient l’air enfumés, et déjà se desséchaient. On reconnaissait les Mercenaires aux tatouages de leurs mains : les vieux soldats d’Antiochos portaient un épervier ; ceux qui avaient servi en Egypte, la tête d’un cynocéphale ; chez les princes de l’Asie, une hache, une grenade, un marteau ; dans les Républiques grecques, le profil d’une citadelle ou le nom d’un archonte ; et on en voyait dont les bras étaient couverts entièrement par ces symboles multipliés, qui se mêlaient à leurs cicatrices et aux blessures nouvelles.

 

Pour les hommes de race latine, les Samnites, les Etrusques, les Campaniens et les Brutiens, on établit quatre grands bûchers.

Les Grecs, avec la pointe de leurs glaives, creusèrent des fosses. Les Spartiates, retirant leurs manteaux rouges, en enveloppèrent les morts ; les Athéniens les étendaient la face vers le soleil levant ; les Cantabres les enfouissaient sous un monceau de cailloux ; les Nasamons les pliaient en deux avec des courroies de bœufs, et les Garamantes allèrent les ensevelir sur la plage, afin qu’ils fussent perpétuellement arrosés par les flots. Mais les Latins se désolaient de ne pas recueillir leurs cendres dans les urnes ; les Nomades regrettaient la chaleur des sables où les corps se momifient, et les Celtes, trois pierres brutes, sous un ciel pluvieux, au fond d’un golfe plein d’îlots. »

 

2.3        Mare nostrum

Qui allait obtenir la domination sur la Méditerranée ? L’alliance ponto-sullanienne ou Caius Marius et ses alliés rhodiens?

Le Pont dominait sans rival le Pont-Euxin. Si Prusias pensait avoir calmé le jeu de ce côté, il fut rapidement déçu dans cette attente par les attaques continuelles de Lucius Censorinus contre ses cités à l’ouest du Pont-Euxin puis contre Byzance elle-même dont l’activité fut totalement éradiquée. Les Byzantins ne purent que regarder la flotte pontique traverser le Bosphore.

 

La flotte sullanienne commandée par un convive gastronome de Lucullus, le vétéran Hiatus Coïtus Interruptus, avait de son côté l’ambition de ruiner le commerce alexandrin tout en se tenant prête à se mesurer à la flotte rhodienne ou à la flotte marianiste. Il est vrai que cette dernière ne demandait rien d’autre. Les Rhodiens de Rhododendron multipliaient les coups de main contre la Lycie. Hiatus Coïtus Interruptus partit de son port d’attache chypriote pour les rencontrer et… …tomba sur ses adversaires marianistes. Une partie des alliés grecs firent défection à ce moment précis et partirent en haute mer. Interruptus, après un bref engagement très violent, se dégagea avec sa flotte incomplète et partit en direction vers la Syrie.

 

Cneus Domitius Ahenobarbus rattrapa son adversaire au large d’Orthosia, prit personnellement le commandement de l’aile droite et confia l’aile gauche à un conseiller de marque, l’ombrageux Quintus Sertorius, fraîchement arrivé de Bétique. Cet « homme nouveau » comme Marius était originaire d’un bourg de Sabine et devait sa position à une carrière militaire sans faille. Les hommes l’admiraient bien que la mer ne soit pas son milieu de prédilection, surtout quand, comme ce jour là, la mer était coléreuse.

 

En face, un augure signala à Hiatus Coïtus Interruptus que les poulets sacrés embarqués sur le vaisseau amiral n’avaient pas faim, un mauvais présage. « Puisqu’ils n’ont pas faim, jetez les dans les flots, peut être auront-ils soif ! » déclama-il, paraphrasant un consul durant la grande guerre de Sicile. Peu cultivée sans doute, la chiourme ne réagit pas à la touche d’esprit. S’offrant un long soupir, Interruptus regrettait déjà les délices des banquets d’Halicarnasse avec Lucullus. Un officier interrompit sa rêverie; les signaux du vaisseau d’Ictus Myocardus Infarctus qui commandait l’aile gauche leur indiquaient que l’ennemi augmentait sa vitesse pour l’éperonnage.

 

Dans les gros navires marianistes, on voulait tout à la fois éliminer la première ligne sullanienne mais aussi fixer les Corbeaux sur les ponts adverses pour passer à l’abordage. Hélas, le fort vent de bâbord prenant appui sur ces passerelles fit dévier nombre de navires qui non seulement ratèrent leur cible mais offrir leur flanc au rostre sullanien. Les rames volèrent en éclat sous l’impact et une dizaine quinquérèmes subirent des avaries assez profondes pour les immobiliser complètement. Elles attendaient le coup de grâce et empêchait leurs consoeurs de manœuvrer contre l’ennemi. Ahenobarbus n’eut d’autre choix que de faire reculer une partie de ses bâtiments pour tenter ensuite d’envelopper l’adversaire. Il fit passer l’ordre de ne point augmenter le rythme des rameurs et d’essayer avant tout d’accrocher les corbeaux et de lancer les légionnaires sur leurs cibles. Montrant l’exemple, il se lança avec sa cohorte contre une tétrère munie d’une petite baliste. Les servants ainsi que l’infanterie de marine furent balayés et la tétrère prise. Cet acte de bravoure anima les équipages alentours qui firent des ravages chez les Ioniens et les Pamphyliens qui composaient les troupes ennemies. Ahenobarbus oublia un peu d’observer le front : les sullaniens d’Infarctus étaient souvent vainqueurs des duels car leurs archers et leur mobilité épuisaient leurs ennemis qui ne parvenaient à prendre pied sur leur pont qu’avec des forces clairsemées et insuffisantes.

 

De son côté, Hiatus vit avec plaisir que Sertorius n’insistait pas et prenait le large avec ses vaisseaux les plus rapides. Soudain faisant volte face, le marianiste se remit en ligne et prenant le vent maintenant en poupe attaqua à pleine vitesse les vaisseaux sullaniens qui arrivaient alors au contact contre l’autre moitié des navires de Sertorius et qui avaient donc perdu tout faculté d’éviter l’éperonnage. Ce fut un massacre, nombre de soldats finirent dans les flots, frappés par les rames ou emportés par leurs cuirasses. Hiatus, dont le vaisseau amiral avait été capturé, était toutefois parvenu à trouver refuge dans une simple liburne qui servait de lieu de festivités pour les officiers. Il rejoint l’escadre d’Ictus Myocardus Infarctus qui, voyant l’échec de son collègue, avait préféré se dégager plutôt que d’être attaqué également par Sertorius. L’amiral vainqueur Cneus Domitius Ahenobarbus ordonna la poursuite puis s’effondra. Blessé à la cuisse et à l’aisselle, la barbe – orgueil de la famille – ensanglantée,  les entrailles apparaissaient par une méchante plaie au ventre, Ahenobarbus n’aura pas le loisir de savourer pas sa victoire et expira peu de temps après.

 

Ce sera à Sertorius, successeur naturel et auto-proclamé de la flotte de parachever l’œuvre d’Ahenobarbus. Dans un dernier engagement, il détruisit totalement la flotte ennemie en la coinçant contre un banc de récifs. Un tiers de navires s’y brisèrent, les autres se rendirent ou furent capturés après un combat rapide. Hiatus Coïtus Interruptus et la plupart de ses officiers – sauf Infarctus qui avait eu la bonne idée de gagner le continent - furent déclarés traîtres à la République, frappés de verge et décapités dans la même après-midi.


2.4        In memoriam Lucii Licinii Luculli

En Grèce l’affrontement reprenait également. Profitant du duel entre les troupes de Lucullus et celle de Prusias, Marius remontait vers le nord où les cités s’offraient au Consul, conscientes que Lucullus n’aurait pas la possibilité de leur venir en aide si elles résistaient. En effet, Lucullus était tout à son combat contre Prusias qui dévastait la Macédoine.

 

Le fin Romain avait plusieurs cordes à son arc, plusieurs chefs mercenaires de l’armée ennemie avaient été achetés et il avait des idées à revendre. Après un première engagement, ses soldats feignirent la retraite, abandonnant d’énormes richesses dans leur camp et du vin pur en quantité astronomiques. Lucullus attendit que les troupes de Prusias eussent finis le pillage du camp et fussent bien soûles pour attaquer ! Ce fut un massacre total ! La joie s’effaça bien vite. Après un premier décompte des morts adverses, Lucullus réalisa soudain que seuls les mercenaires qu’ils avaient corrompu avaient assailli son camp ! Prusias avait fait d’une pierre deux coups en envoyant ces traîtres dans une mission suicide et en encerclant tranquillement le camp désormais non protégé. La cavalerie de Prusias jaillit sur les légionnaires et les alliés grecs de Lucullus et en tuèrent près d’un quart. Lucullus prit la fuite précipitamment laissant la Macédoine et surtout Thessalonique à son ennemi.

 

La guerre ne reprit que quelques mois plus tard. Les troupes romaines combattirent avec beaucoup de discipline mais sans avoir le moral qui aurait permis de renverser leur désavantage numérique flagrant. Réfugié dans une petite cité illyrienne, Lucullus fut trahi et abattu par ses hôtes et son corps gardé dans la saumure pour l’exhiber peu après à Prusias Nicator.

3          Les instructions royales aux officiers

3.1        Artaban, roi des Parthes

Les ambassades parthes auprès du sénat de Rome et d’Arétas n’ont abouti qu’à de bons mots vides d’engagement.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée de Commagène commandée par le roi Artaban composée de clérouques arméniens

Printemps

P

Armée corrompue (0/910). Défaite contre Antiochos XII et retraite en Mésopotamie.

Eté

D1 : M Syrie

Défaite contre Antiochos XII et retraite en Mésopotamie

Automne

D0

Ok

Armée d’Hyrcanie d’Asdrubalès composée d’une multitude montée mède et parthe

Printemps

M Parthyène

Ok

Eté

M Chorasmie

Victoire sur les Arméniens

Automne

M Sarmatie

Seconde victoire sur les Arméniens. Sarmatie ravagée

Armée d’Assyrie du satrape Orobaze

Printemps

Défense : M Arménie

Armée corrompue (0/610) défaite contre les Pontiques. Retraite en Assyrie

Eté

D0

Ok

Automne

D0

Ok

3.2        Macharès Philopator, roi du Pont

Traité d’amitié avec Antiochos XII, Sinatruce, Tigrane et Lucullus.

L’envoyé spécial du Pont à Ctésiphon a visité le palais mais n’a pas été reçu.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée de Galatie suivant sans faiblir le stratège glorieux Eumachos

Printemps

D3

Ok

Eté

D3

Ok

Automne

D3

Ok

Flotte de Lucius Censorinus en Pont Euxin occidental

Printemps

R Byzance

Détroit du Bosphore ravagé

Eté

R Bouches de l’Ister

Bouches de l’Ister pillées

Automne

M Mer de Thrace

Ok

Armée en Pont à majorité galate dont les mouvements sont planifiés par le stratège Aristagoras. Dôrimachos le remplacera.

Printemps

M Arménie

Corruption réussie (610/0). Victoire sur les Parthes d’Orobaze mais Aristagoras tombe au combat ; Hermaeus prend le commandement. Arménie ravagée

Eté

P

Arménie pacifiée

Automne

D1

Ok

3.3        Tigrane, roi d’Arménie

Traité d’amitié avec Macharès et Lucullus

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée du stratège Ménémachos en Sarmatie

Printemps

M Chorasmie

Chorasmie ravagée

Eté

P

Défaite contre les Parthes d’Hasdrubalès et retraite en Sarmatie

Automne

M Chorasmie

Seconde défaite et retraite en Colchide

3.4        Caius Marius, consul de Rome et chef du parti populaire

Traité d’amitié avec Arétas et Rhodes

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Les légions du glorieux consul Caius Marius sont en Attique

Printemps

M Etolie

Etolie ravagée

Eté

P

Etolié pacifiée

Automne

M Epire

Epire ravagé

Flotte sillonnant les Cyclades sous la houlette de Cneus Domitius Ahenobarbus, lui-même conseillé par Sertorius. A l’infanterie de marine italique, se sont joints des guerriers du Péloponnèse et de Crête

Printemps

F Flotte sullanienne : M Méd orientale

Corruption réussie (600/0). Victoire sur les Sullaniens.

Eté

F Flotte sullanienne : M Mer intérieure

Seconde victoire sur la flotte optimates mais Cneus Domitius Ahenobarbus meurt.

Automne

F Flotte sullanienne : M Golfe de Salamine

Victoire totale sur la flotte de Hiatus Coïtus Interruptus par le glorieux Sertorius

3.5        Lucius Licinius Lucullus, chef du parti aristocrate

Traité d’amitié avec les rois Ptolémée, Macharès, Tigrane et Alexandre Jannée.

Artaban et Prusias ne sont pas dupes et n’ont pas donné audience aux sénateurs envoyés par Lucullus.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Lucius Licinius Lucullus conduit ses troupes en Thessalie accompagné d’un contingent de cavalerie locale

Printemps

F Armée bithynienne (pas défense)

Corruption réussie (660/200) Défaite contre les Bithyniens de Prusias III. Retraite en Thessalie.

Eté

M Epire

ok

Automne

M Illyrie

Désastre militaire !!!!

Troupes en Lydie commandées par Ridiculus Rictus Mordicus, propréteur de Carie

Printemps

M Carie

ok

Eté

D1

ok

Automne

D1

ok

Flotte sous les ordres mouillant en méditerranée orientale sous les ordres du vétéran Hiatus Coïtus Interruptus

Printemps

R Delta du Nil

Flotte corrompue (0/660). Défaite contre la flotte marianiste. Retraite en Mer intérieure

Eté

D0

Défaite contre la flotte marianiste mais le navarque marianiste meurt. Retraite en Golfe de Salamine

Automne

D0

Désastre militaire !!!!

 

3.6        Prusias III, roi de Bithynie

Traité d’amitié avec Radius Fractatus Cubitus

Ni le roi parthe Artaban ni le roi pontique Macharès n’accordent leur amitié à Prusias III qui est bien seul.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée de Macédoine commandée par le roi glorieux Prusias

Printemps

P

Armée corrompue (200/660) mais victoire sur les légions de Lucullus ! Macédoine ravagée mais non pacifiée

Eté

P

Macédoine pacifiée et Thessalonique prise

Automne

F Armée Lucullus : M Illyrie

Victoire totale !!! Illyrie ravagée

3.7        Ptolémée XI Alexandre II, roi lagide

Traité d’amitié avec Lucius Licinius Lucullus

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée du Heptanomide commandée par son roi Ptolémée XI

Printemps

M Désert de Libye

Désastre militaire contre Radius Fractatus Cubitus

Eté

 

 

Automne

 

 

3.8        République rhodienne

Traité d’amitié avec le consul Marius.

Les coques rhodiennes laissent apparaître de petites voies d’eau.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Flotte rhodienne naviguant en Cyclades commandée par le glorieux navarque Rhododendron

Printemps

M Mer Rhodienne

Ok

Eté

R Lycie

Lycie ravagée

Automne

R Chypre

Chypre ravagée

3.9        Arétas III, roi des Nabatéens

Traité d’amitié avec le consul Marius

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée en Parapotamie avec le glorieux Arétas III à sa tête. Une légion de marianistes combattent à ses côtés.

Printemps

M Syrie

Syrie ravagée

Eté

P

Victoire sur les Séleucides d’Antiochos et pacification de la Syrie

Automne

M Cilicie

Cilicie ravagée

Armée en Idumée dont Agbar est le chef incontesté

Printemps

M Arabie Pétrée

ok

Eté

M Transjordanie

ok

Automne

M Parapotamie

Ok Parapotamie ravagée

3.10    Antiochos XII, roi séleucide

Traité d’amitié avec Macharès

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée séleucide du Pont commandée par le glorieux Antiochos XII

Printemps

F Armée parthe de Commagène

Corruption réussie (910/0). Victoire sur les Parthes d’Artaban

Eté

F Armée parthe : M Syrie

Victoire sur Artaban mais défaite contre Arétas et retraite en Commagène

Automne

D0

ok

3.11    Alexandre Jannée, grand prêtre des Juifs

Traité d’amitié avec Lucullus.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée hasmonéenne de Palestine sous les ordres d’Alexandre Jannée

Printemps

M Phénicie

ok

Eté

D1

Ok

Automne

D1

Ok

3.12    Sinatruce, prétendant arsacide

Traité d’amitié avec le roi Macharès

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Sinatruce loin derrière ses guerriers arabes et gédrosiens

Printemps

M Perside

Perside ravagée

Eté

P

Perside pacifiée

Automne

M Susiane

Susiane ravagée

3.13    Radius Fractatus Cubitus, romain rebelle

Traité d’amitié avec le roi Prusias III

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Troupes romaines rebelles de Radius Fractatus Cubitus dans le Delta du Nil

Printemps

F Armée Ptolémée

Victoire totale en plein désert sur les Lagides

Eté

M Delta du Nil

Impossible car de violentes tempêtes de sable empêchent de regagner l’Egypte.

Automne

M Delta du Nil

Impossible car de violentes tempêtes de sable empêchent de regagner l’Egypte.

3.14    Barbares et pirates en maraude

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Pirates dalmates en mer ionienne

Printemps

R

Route commerciale maritime coupée

Eté

D0

Ok

Automne

D0

Ok

4          Paroles royales, honneurs divins, évergétisme et raffinements coûteux

4.1        Promotion de Marcus Aurélius Cotta

Pour succéder à Lucullus comme chef de l’opposition à Marius - opposition qui venait de nouveau de dégénérer en conflit armé- les sénateurs en exil, à les croire seuls représentants légitimes de Rome, choisirent Marcus Aurélius Cotta, une homme de noble ascendance dont on verrait rapidement la capacité militaire et politique.

 

Le choix semblait recevoir l’assentiment général chez les Optimates. On ne signala en effet aucune révolte de troupes ni de cité, en dépit des terribles revers militaires de la faction romaine. A peine le fidèle Ridiculus Rictus Mordicus, propréteur de Carie dût calmer les ardeurs sécessionnistes des cités de sa province en faisant de grandes démonstrations de force.

 

Il faut dire que Lucullus était autant aimé des Grecs que les Publicains et les légionnaires romains le détestaient. Les populations sujettes attendaient de voir ce que serait la politique de Cotta à leur égard afin de choisir l’attitude la plus appropriée.

4.2        Prusias n’est pas content

Les liens entre le roi Prusias et le général romain Radius Fractatus Cubitus ne plaisent pas à Ptolémée Alexandre, victime de ce dernier. Ceci explique les termes du rapprochement de Ptolémée Alexandre avec Lucullus contre Prusias et Cubitus : la flotte sullanienne irait saccager la puissance économique d’Alexandrie, capitale de Cubitus et une tentative d’assassinat – spécialité de Ptolémée – serait orchestrée contre Prusias. A cet effet, Ptolémée fit chanter un officier grec de l’entourage de Prusias;  sa collaboration régicide contre la « sécurité » de sa famille restée à Callatis. Mais l’homme avait fini par tout révéler à Prusias : les notables de Callatis, complices des Lagides, furent inscrits sur des listes de proscription, arrêtés puis lapidés en public.

 

Prusias n’avait pas fait dans le détail. Il ne fut pas trop regardant sur la répression contre Lychnidos où son cortège fut soudainement pris à parti par une foule excitée et armée. Les gardes éliminèrent ces apprentis rebelles lyncestes y compris les agitateurs à l’origine de l’attaque. Impossible de savoir qui était le commanditaire de cette nouvelle tentative d’assassinat. De rage, toute la population mâle fut massacrée et les femmes et enfants mis en esclavage. Il faut dire que le même jour Prusias avait appris que les promesses de restitution de son royaume de Bithynie par le Pont ne seraient pas tenues. Ça agace, forcément.

 

Pour se faire pardonner sa mauvaise humeur, Prusias consacra tout le butin pris à Lychnidos au sanctuaire de Delphes où il fit restaurer le temple d’Apollon et ajouta une fontaine décorée de toute beauté entre le Trésor des Thébains et celui des Siphniens.

 

Cet acte d’offrande traditionnelle allait bien sûr dans le sens du retour à l’Hellénisme, le pendant culturel de son action contre les Romains. Cette œuvre surclassa la grandiose columna rostrata de Marius. Le monument ne manquait pourtant pas de vigueur avec ses rostres prélevés sur les vaisseaux sullaniens vaincus et insérés dans la colonne, rappelant dans toutes les directions les impeccables victoires d’Ahenobarbus et de Sertorius.

4.3        Alliances et mésalliances

Le sénat de Rome avait une politique lagide coûteuse (750 talents) mais en conséquence, les rejetons lagides étaient de véritables agneaux tout doux. Mieux, les différents héritiers possibles de Ptolémée Alexandre, désormais hors-jeu, redistribuaient aux sénateurs une partie de ces subsides ainsi qu’un part de leurs revenus, pour que le Peuple Romain reconnût officiellement leur droit au diadème. Ce fut Ptolémée Aulète c’est-à-dire le flûtiste, qui réussît à soudoyer - ou à convaincre - le mieux les Patriciens. Ce fils de Lathyros avait été enlevé à Cos, comme son frère et son cousin, par les troupes de Mithridate Eupator. Habitué aux situations complexes, il s’installa donc avec philosophie dans son petit royaume cyrénéen et tentait pour le moment d’oublier le désastre de Paraetonium.

 

Bien entendu, Cotta avait choisi l’autre Ptolémée, le frère du Flûtiste et n’avait pas attendu la reconnaissance du sénat pour dire à qui voulait l’entendre que le flûtiste n’était qu’un bâtard à moitié indigène. Prusias, de son côté, rappelait dans toutes les chancelleries que Cléopâtre Tryphène était la seule reine d’Egypte à Alexandrie, protégé par son ami Radius Fractatus Cubitus, patricien romain. On ne connaît guère la position de Tigrane, de Macharès et d’Artaban mais il est possible que Ptolémée Alexandre aurait pu trouver quelques réconforts dans cette direction, à moins bien sûr que ces rois aient trouvé encore d’autres prétendants légitimes.

 

Caius Marius a de nombreux autres clients : Rhodes, ignorée par Lucullus, reste l’alliée du Sénat, de même qu’Arétas qui ne peut que se féliciter de l’alliance marianiste (qui lui vaut de gagner 850 talents quand même).

 

Alexandre Jannée a envoyé ses félicitations à Marcus Aurelius Cotta, concrétisées par deux esclaves syriennes, deux sœurs ravissantes.

 

Enfin, l’alliance pontique reste inchangée et déterminée dans sa guerre contre Artaban. Les Parthes de Sinatruce y côtoient les Séleucides d’Antiochos, ce qui pèse pour respectivement 300 et 500 talents sur le trésor de Macharès.

5          Le pouvoir par la lance

Le trésor lagide est bien suffisant pour recruter à Cyrène une armée royale digne de ce nom composée par une cavalerie cyrénéenne bien entraînée et par de l’infanterie libyenne et numide.

 

Lucullus avait promis de longue date à Ictus Myocardus Infarctus le commandement d’une nouvelle grande armée rassemblée en Thessalie. Cotta ne voulut point faire mentir son prédécesseur et nomma l’intéressé à ce poste crucial pour l’avenir du parti sullanien.

 

Caius Marius a une vision totalement différente. On se souvient que son jeune neveu Caius Julius Caesar avait rendu des services personnalisés auprès de Nicomède IV de Bithynie pour la cause marianiste. Est ce un signe d’une volonté de rapprochement avec Prusias ? Toujours est-il que le jeune ambitieux de vingt-deux ans est propulsé chef des troupes en Attique, accompagné il est vrai « d’officiers blanchis sous le harnais ».

 

Arétas a demandé à Sampsigéramos, le chef des Arabes d’Emèse de rassembler ses guerriers plus au sud en Transjordanie.

 

Radius Fractatus Cubitus était dans une situation paradoxale. Vainqueur de Ptolémée, son prisonnier, il n’avait plus qu’à longer le Nil pour prendre possession de l’Egypte au nom de Cléopâtre Tryphène, reine légitime du royaume. Hélas, son manque total de trésorerie et peut être aussi la désertion massive de ses troupes égyptiennes qui rallient leurs frères en rébellion l’oblige à regagner précipitamment Alexandrie avec quelques centaines de fidèles tout au plus et à s’enfermer avec Cléopâtre dans sa capitale en attendant de trouver les moyens de repartir à l’offensive.

6          Prévisions de votre diocète pour l’année prochaine

Le commerce avec l’Arabie Heureuse passe entièrement par les Nabatéens à l’exception de la route septentrionale de Tauride, tenue par Macharès. Les guerres actuelles ont par ailleurs largement réduit les capacités de production et de commerce de l’Oekoumène. Les remous politiques en Carie ont perturbé les récoltes et une disette s’annonce si Cotta ne fait rien.

 

Roi(protecteur) CapitaleComptoir principal 

Revenu local, des Mines et de la capitale

Revenu du commerce à l'intérieur du territoire

Céréales & poissons séchés

Huile d'olive, vins, figue, miel

articles de bronzes, verreries, céramique, papyrus, textiles

encens, épices, ébène, ivoire, parfums, soieries

Bois, poix, goudron

Ressources militaires

 

Provinces contrôlées

dont provinces sinistrées

Artaban

Séleucie du Tigre / idem

1 000

600

0

-2

1

1

2

2

 

11

3

Macharès

Amaseia / Panticapée

1 500

1 600

2

0

-4

-2

0

1

 

12

1

Tigrane II

Tarse/ Bérytos

100

0

0

-1

0

0

0

0

 

3

2

Ptolémée XII Marius

Ptolémaïs / Aucun

100

0

2

0

-1

0

0

0

 

1

0

Caius Marius

Rome / Délos

1 200

400

-5

3

2

-4

-1

3

 

8

1

Cotta

? / Sardes

1 200

600

-2

2

0

-1

2

2

 

14

4

Prusias III

Byzance / Sinope

0

0

-1

-1

-2

-1

0

0

 

3

3

Rhodes (Marius)

Rhodes / idem

300

0

-1

1

0

0

-1

0

 

1

0

Sinatruce (Macharès) Carmana / Gerrha

300

0

-1

0

0

-1

0

0

 

2

1

Arétas (Marius)

Pétra / Pétra

700

0

-2

-1

-1

4

0

0

 

6

1

Antiochos  Macharès

Samosate / Sinope

100

0

0

0

0

0

0

0

 

1

0

Alexandre (Cotta)

Jérusalem / Bérytos

400

0

0

-1

2

-2

1

0

 

2

0

Cubitus (Prusias)

Alexandrie / Alexandrie

300

0

1

-2

2

-2

0

0

 

1

0

7          Qui est le nouvel Alexandre ?

Au moment où Cotta prend le commandement des provinces d’Asie et de Grèce, le parti aristocrate est en piteux état. Heureusement les Patriciens croient en la grandeur de Rome, en leur génie et à la désunion flagrante de leurs adversaires. Artaban n’inaugure pas son règne de manière spectaculaire. Mais les Parthes sont encore très puissants et beaucoup pensent qu’ils parviendront à reprendre l’offensive contre leurs ennemis. Les deux figures montantes sont sans conteste Marius dont les succès économiques et militaires insufflent une seconde jeunesse au parti populaire et Prusias, héros valeureux bien qu’impécunieux - de l’Hellénisme. On aurait bien entendu tort d’oublier le patient et rigoureux Macharès et l’increvable Tigrane.

 

Roi

Prestige l’an passé

Céréales & Poissons

Vins, huile d’olive

Artisanat

Encens

 

Désastre ou victoire totale

Victoire sur les Romains

Pertes / Gains territoriaux

Capitale perdue ou (re) prise

Phare de la Culture hellène

Prestige actuel

Cotta

31

-1

+1

+1

+1

-2

 

-1

-1

0

29

Artaban

30

0

0

0

+1

0

0

-3

0

0

28

Macharès

23

0

+1

0

0

0

0

+1

0

0

25

Prusias III

15

0

+1

0

0

+1

+1

+1

+1

+1

21

Marius

13

-1

+1

+1

+1

+1

 

+1

0

0

17

Tigrane II

15

0

0

+1

+1

0

0

0

0

0

17

Ptolémée XI