LES VêPRES éphésiennes

Troisième année de la 174ème olympiade

1          Comment vont les affaires dans l’œkoumène ?

Encore une belle année économique ! Si certaines cités de Grèce n’ont rien à offrir pour soulager la faim de leur population et si la vie est parfois un peu moins luxueuse qu’autrefois en Bithynie ou en Arménie, la majorité des habitants du monde jouissent d’une existence agréable. Les banquets des riches citoyens rivalisent d’exotisme et d’excentricité.

 

Les Nabatéens peuvent se plaindre non pas de leur roi car ils tiennent à leur tête mais au moins de Tigrane II qui aurait mal conseillé leur chef. Ainsi les temples arméniens ne brûleront pas d’encens d’Arabie heureuse et les riches magistrats de Troade ou de Bithynie devront économiser sur leurs réserves de parfums ou plantes médicinales orientales qu’auraient pourtant pu apporter les marchands arabes très facilement. Pire, Arétas aurait pu recevoir moult contingents militaires de Marius ainsi que de son vin en quantité pour les soldats, de quoi renvoyer les Séleucides jusqu’au mont Olympe.

 

En Orient, la longue amitié entre Séleucides et Lagides appartient au passé. Le jeune Ptolémée suit en cela les ordres de Sylla sans comprendre pourquoi on limite ainsi son trésor. On notera au passage que Marius et Sylla ont trouvé un terrain d’entente tant politique qu’économique, alors qu’on croyait les deux adversaires irréconciliables.

 

Enfin, Prusias, tout occupé à parfaire son éducation et à développer le rayonnement intellectuel de sa cour, a totalement ignoré les soucis des négociants en céréales et en poissons du Pont occidental, soucis qu’il aurait été facile de combler tant la demande de ces produits était importante.

 

Droits & taxation du roi sur le commerce des comptoirs (en nombre d’unités négociées):

Comptoir

T

Comptoir

T

Comptoir

T

Comptoir

T

Tarente (marianiste)

5

Sinope (pontique)

5

Sardes (pontique)

4

Pétra (nabatéen)

0

Thessalonique (sullanien)

8

Ephèse (pontique)

2

Antioche (séleucide)

9

Séleucie (parthe)

3

Délos (marianiste)

9

Panticapée (pontique)

0

Bérytos (séleucide)

0

Hécatompylos (Gotar.)

0

Rhodes (Rhodien)

2

Byzance (neutre)

0

Alexandrie (nabatéen)

2

Gérrha (nabatéen)

0

 

Détail des échanges

Nature des marchandises

Qté

Vendeur

Acheteur

Cheminement et autres précisions

Céréales et poissons salés

1

Macharès

Sylla

Sinope-Sardes -Ephèse- Thessalonique

Céréales et poissons salés

1>0

Prusias III

Sylla

Le grossiste bithynien a raté le rendez-vous !

Céréales et poissons salés

1

Orodès

Sylla

Séleucie–Antioche-Délos– Thessaloniqu

Vin et huile d’olive

2

Sylla

Orodès

Thessalon.–Délos–Antioche– Séleucie

Vin et huile d’olive

2>0

Caius Marius

Arétas

Arétas n’a pas passé commandé

Vin et huile d’olive

1

Rhodes

Macharès

Rhodes – Ephèse – Sardes – Sinope

Artisanat

1

Tigrane II 

Macharès

Sinope

Artisanat

1>0

Antiochos XII

Ptolémée XI

Ptolémée n’est pas intéressé

Artisanat

2

Caius Marius

Sylla

Tarente – Délos - Thessalonique

Artisanat

2

Arétas III

Macharès

Alexandrie – Antioche – Sardes -Sinope

Légionnaires marianistes

1>0

Caius Marius

Arétas III

Arétas ne veut conduire que ses Nabatéens…

Mercenaires péloponnésiens

1>0

Caius Marius

Arétas III

Les autres ne savent pas monter les chameaux

Bois

1

Sylla

Rhodes

Thessalonique - Rhodes

Encens, Myrrhe et épices

2>0

Ptolémée XI

Antiochos XII

Ptolémée ne vend qu’aux Romains

Encens, Myrrhe et épices

1>0

Ptolémée XI

Prusias III

Surtout qd la commande est tardive !

Encens, Myrrhe et épices

3

Ptolémée XI

Caius Marius

Antioche – Délos – Tarente

Encens, Myrrhe et épices

1

Ptolémée XI

Sylla

Antioche – Délos - Thessalonique

2          La campagne militaire

2.1        Les petites affaires romaines

Je commencerai le récit de cette campagne sanglante par les affaires romaines. Elles furent en fait des plus tranquilles car entre les deux camps qui se déchiraient dans les royaumes orientaux, Marius n’en avait choisi aucun et Sylla tissait des liens équilibrés avec les deux. Les Romains se concentraient en fait sur leurs petites affaires et ignoraient autant que possible celles des autres. Marius ignorait ainsi totalement les appels des cités thraces et les laissait se faire prendre les unes après les autres par Sylla, toujours aussi invincible puis par Prusias comme nous le verrons.

 

Sylla ne fit rien pour dissiper son image de cruauté. Les partisans de la ligue thrace pris les armes à la main furent crucifiés sous les murailles de Sestos. Certains furent torturés pour savoir où se trouvait le trésor de la ligue. Il apparut hélas que celui-ci avait été emporté par Théophraste vers la Thrace qui résistait encore à Zénobios.

 

Sylla voulut s’occuper également de son protégé Ptolémée à qui il prodigua de fructueux conseils pour mater la révolte indigène en Moyenne Egypte. Occuper est bien le mot puisque plusieurs cohortes de légionnaires débarquèrent à Paphos à Chypre. Il s’agirait selon le prêteur Ictus Myocardus Infarctus d’assurer la protection de la cité d’Aphrodite contre une possible résurgence des pirates ciliciens…

 

La facile campagne de Crète contre les derniers bastions pirates aurait pu permettre à Marius de recevoir une ovation à Rome mais il préféra mettre la main discrètement sur les réserves de Zénon Cotylas qui avait filé comme une anguille. Son trésor y gagna ainsi 400 talents.

2.2        Macharès est-il maudit par tous les dieux?

La faible intensité diplomatique entre Prusias et Macharès n’avait pas échappé aux observateurs politiques et les petites escarmouches indirectes entre les deux royaumes fusaient continuellement. Ainsi Trapézonte avait insulté les théores de Cyzique envoyés pour annoncer des jeux en Troade. Les magistrats pontiques avaient même traité de « large anus » le champion de Pancrace de la cité organisatrice.

 

Prusias avait de son côté noué des liens secrets dans les cités thraces pour se présenter en sauveur après les horreurs commises par le boucher pontique Zénobios. Prenant la tête des troupes rassemblées à Appolonia, il fonça sur l’armée de Zénobios. Une bonne partie des hommes du fléau de Chios avaient été acheté alors que les subsides pontiques n’avaient pas freiné l’ardeur guerrière des Bithyniens. Le résultat fut un massacre total de l’armée pontique très démoralisée. Zénobios refusa de se rendre et fut tué au combat.

 

Les cités thraces s’ouvraient au vainqueur, lui fournissant avec empressement les meneurs de la sécession, Théophraste de Caunos à leur tête. Le roi fit exécuter sans délai ces traîtres. Le trésor de la Ligue, 500 talents au bas mot rejoignit celui de Prusias.

 

Macharès, lassé d’attendre la restitution de la Galatie, était résolu de son côté à envoyer son général Eumachos, remplaçant du decevant Parsamè de Cappadoce, prendre la province. Eumachos trouva sur son chemin le stratège Nicanor. Chacun de ces jeunes et ambitieux généraux devait prouver à son souverain respectif sa grande qualité militaire, même si aucun d’eux ne bénéficiait des meilleures troupes. Ce fut Nicanor, tout à son aise dans le pays galate, qui fit la meilleure impression. Attendant qu’Eumachos étire ses lignes d’approvisionnement, il attaqua les Pontiques près d’Ancyre et en détruisit une bonne partie dans un combat frontal où le moral et la discipline des hommes de Nicanor firent la différence. Il put ensuite attaquer la Paphlagonie et Sinope, le principal comptoir pontique de la région, battant Eumachos une fois encore.

 

Avant cela, irrité par les actions insolentes des pirates et bientôt des Tokariens dans ses territoires septentrionaux, Macharès avait envoyé Philipoemen, un chef mercenaire arcadien. A la tête de guerriers albans, il s’en prit d’abord aux nomades Tokariens. Les Barbares blancs furent mis en fuite avec difficulté mais la cité de Phanagoria, reconnaissante, décerna les honneurs divins au stratège grec. Cette divine surprise ainsi que le vin de Colchide montèrent à la tête de Philipoemen et, quand il apprît les difficultés que Macharès essuyait sur tous les fronts, il convainquit les chefs Albans de construire un nouveau royaume sur les marches septentrionales de Macharès et d’Orodès. Apprenant cela, les habitants de Phanagoria, peu désireux de partager leur agora avec les Albans, fermèrent leurs portes et supportèrent le siège de leur ancien Dieu avec détermination.

Il était écrit que cette année serait néfaste à Macharès car ses ennuis n’étaient pas terminés, loin de là.

 

Ayant clairement pris le parti arménien dans la guerre qui opposait Tigrane à Orodès, Macharès soutenait les revendications de Gotarzès, le satrape des satrapes, au trône parthe. Nous verrons plus loin que cette politique ne le mena pas loin. Mais là encore nous n’en avons point fini avec les revers pontiques.

 

Plus activement, Macharès voulut reprendre la guerre contre Antiochos, le principal allié d’Orodès. Son meilleur général, le sinopien Théostophène avait repris en main son armée et était reparti en campagne vers la Commagène.

 

Renouant avec la tradition, le jeune Antiochos avait demandé à Orodès de lui faire parvenir quelques spécimens de pachidermes indiens pour regarnir ses écuries d’Apamée. Les bestiaux n’étaient peut être pas très efficaces quand l’ennemi s’attendait à les voir mais comme ce n’était pas le cas des troupes pontiques…

 

Antiochos comptait surtout sur ses troupes endurcies par tant de campagnes en Commagène. Chaque soldat pensait suivre un héros royal béni par les Dieux. Il suffisait à Antiochos de parcourir le front en montrant son cimier blanc pour que chacun puisse trouver en lui un surcroît de courage. Sa propre lance perça le sein de plus de cent ennemis si on en croit des témoins du camp syrien.

 

Théostophène était un excellent théoricien et même s’il n’avait aucun porc enduit de poix enflammés à lancer sous les pachidermes ni même d’immenses planches garnies de clous pour leur crever les pieds, il sut quoi faire et organisa des couloirs dans ses rangs pour les bêtes qui chargeaient. Mais contre la foi envers le roi qui habitait ses ennemis, que pouvait-il faire ? Il était trop tard pour penser à l’assassinat... D’autant plus tard qu’à cet instant, un petit montagnard pisidien hargneux apparut devant lui et lui trancha l’artère fémorale d’un fatal coup de hache bien ajusté. Ceci fut également conté par des témoins syriens, il faut dire qu’il n’y eut pas de survivants pontiques pour raconter leur version de la bataille.

2.3        L’orient brûle !

Outre l’attaque malheureuse du Pont en Commagène, la guerre en Orient voyait une dizaine d’armées se combattre en tout sens et apparaissait des plus confuses. Pour préserver un peu de suspense, commençons par le siège de Pétra par le stratège Agathocle de Zeugma. Le Séleucide avait bien préparé son armée à affronter l’armée de secours venue d’Egypte, conduite par Arétas en personne. Il n’avait en revanche pas prévu qu’Alexandra Jannée sortirait de son inertie et amènerait l’armée juive en Phénicie, perle du royaume, arrachée il y a plus d’un siècle aux griffes lagides par Antiochos III. Levant le siège en toute hâte, Agathocle remonta vers le nord pour châtier l’Asmonéen effronté. Malheur, il n’avait pas prévu non plus qu’Arétas loin de se contenter de retrouver sa capitale, suivrait ses pas en direction des cités grecques sujettes de Transjordanie. Cette fois, il fallait le combattre.

Arétas est un lion du désert et il ne fit qu’une bouchée de la phalange qui voulait embrocher ses cavaliers arabes. Voyant cela, Agathocle préféra se replier en Syrie pour protéger le cœur du royaume. Alexandre Jannée s’empressa alors de prendre les cités phéniciennes et par endroit d’y pratiquer des conversions forcées, histoire de faire de la place pour les colons de Judée. Arétas se contenta de se faire livrer des otages et de l’approvisionnement en Transjordanie mais quitta au plus vite le territoire séleucide. Tigrane souhaitait en effet qu’il attaqua rapidement Orodès en Parapotamie. Curieusement, Arétas n’y trouva pas la moindre résistance parthe mais dût éliminer des tribus arabes scénites qui profitait du chaos qui régnait dans le royaume parthe pour améliorer son ordinaire. Finalement, il avait contribué à rétablir un peu d’ordre chez les Parthes.

 

Car rien n’allait plus dans le royaume parthe. Orodès était pour une bonne part responsable de cette situation. Doutant des capacités d’Orodate, il avait emprisonné ses fils pour s’assurer qu’Orodate suivrait ses ordres sans écart. Il s’agissait de ne pas prendre part à la guerre contre l’Arménie et ses alliés et de foncer sur la Carmanie rebelle. Ainsi fut fait.

 

Orodès lui même se dirigea vers l’Orient pour éliminer l’autre centre rebelle de son royaume, celui de Gotarzès. Après une première défaite, Gotarzès ne se laissa pas faire et relança tous les hommes des tribus de 12 à 70 ans contre l’envahisseur. Après le choc des cavaleries, le sol semblait couvert de corps broyés de chevaux et de parthes, mêlés dans la mort comme ils l’étaient la veille dans l’existence. Le cadavre de Gotarzès fut donné aux chiens. Orodès était le maître. Le pillage de Rhagae le gratifia de 200 talents.

 

Pendant ce temps, la puissante armée arménienne conduite par le satrape Mithrobarzane entrait en Mésopotamie.

En face de lui, le satrape Orobaze, un des favoris d’Orodès, inquiet de l’honneur douteux donné par son royal patron d’être le seul à accueillir l’envahisseur. Il partit à la rencontre de l’adversaire. Mithrobarzane n’avança pas plus loin et prépara le terrain. Bien lui en prit, ses fossés garnis de pointes et le sacrifice d’un écran de Lycaoniens purent arrêter net la charge parthe. Une contre-offensive vigoureuse de l’infanterie arménienne mit en fuite l’essentiel de leurs homologues perses. six mille assaillants tués furent comptés sur le champ de bataille. Orobaze fit retraite vers la Médie selon le plan décidé par le roi des rois.

 

La Mésopotamie s’ouvrait aux Arméniens. Mithrobarzane avait des ordres clairs. Les Mésopotamiens, les Babyloniens et les peuples d’Elymaïde ou du Zagros pouvaient se soulever contre les Parthes si les conditions de la révolte étaient réunies. Mithrobarzane devait se contenter de prendre contact avec les rebelles en puissance et d’épuiser la patience des habitants fidèles au pouvoir mais laissés sans protection des troupes parthes. Les principales places fortes des Parthes furent donc contournées ou assiégées mollement. Les villages qui ne soumettaient pas sans réserve étaient brûlés, les autres étaient modérément pillés. Les satrapies parthes les plus riches furent ainsi ravagées. A Ctésiphon, le général captura la seconde épouse d’Orodès, Anzaze et envoya sa captive à Tigrane.

 

Tigrane se trouvait à ce moment là en Assyrie, l’indestructible Antiochos ayant lancé son armée contre l’Arménie.

Se sentant en verve, Tigrane avait fait traduire dans les multiples langues de son armée, le discours suivant :

« Voilà peut-être la dernière année du royaume arménien ... mais je ne peux croire que les dieux nous abandonnent !

Le peuple arménien est fort et courageux et ne laissera jamais les traîtres vaincre sans payer un tribut plus lourd que leurs lâches épaules ne puissent porter ! Me suivre sans céder vous tuera peut-être ! mais vivre sous le joug d'un traître est pire que la mort !

La victoire ou la mort ! »

Mais rien de tout cela n’arriva. Ni la mort ni la victoire bien sûr. Personne ne s’étonnera de la défaite de Tigrane sans les conseils avisés de Mithrobarzane. La surprise vint du fait qu’il survécut à la bataille, la plupart des chefs de guerre arméniens ayant pourtant été payés soit par Orodès soit par Antiochos. En fait, Tigrane n’avait pas trop insisté et avait concentré son énergie à se replier dignement après un premier simulacre de combat. L’Arménie allait passer un mauvais moment mais elle s’en remettrait.

 

Tigrane reçut Anzaze dans un de ses « paradis » assyrien parfaitement bien entretenu. Le roi voulait une victoire personnelle dans cette campagne. Il mit donc tout en œuvre pour conquérir le cœur de sa prisonnière. Revêtu de sa cuirasse qui ne couvrait guère ses bras menus, le roi fit sa cour et décida que le rejet affiché par Anzaze ne pouvait être que feint tant il se sentait sûr de sa mâle séduction. Sa délicate opposante fit mine de faire retraite dans sa chambre, couverte par deux servantes prêtes au sacrifice suprême face à Tigrane. Ne voulant gaspiller sa lance ardente contre cette engeance servile, Tigrane accepta de patienter jusqu’au lendemain.

 

Dans la nuit, il prépara un stratagème en apprenant par cœur une épigramme récente de Méléagre. Il comptait sur le flottement dû à la surprise de la belle devant tant de grâce et d’érudition pour lancer un contournement décisif.

 

« Cousins au vol bruyant, qui sans pudeur vous abreuvez du sang des humains, monstres ailés des nuits, laissez, je vous en supplie, dormir un peu Anzaze, et nourrissez-vous de ma chair. Mais c'est en vain que je parle. Ces bêtes, que rien ne touche, se plaisent sur sa peau délicate qui les attire. Ah ! je vous le redis une fois encore , détestable engeance, cessez de montrer tant d'audace, ou vous connaîtrez la puissance de mes mains jalouses. »

 

Hélas, à ces vers pourtant récités avec application, la perfide Anzaze lui fit le coup du parthe en décochant un rire irrésistible qui annihila pour longtemps la toute royale puissance.

3          Les instructions royales aux officiers

3.1        Orodès, roi des Parthes

Traité d’amitié avec les rois Antiochos XII et Prusias III ainsi qu’avec le proconsul Sylla

Les ambassadeurs parthes sont renvoyés avec rudesse des cours pontique et lagide.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée du satrape de Mésopotamie Orobaze soutenue par l’élite de l’archerie perse

Printemps

D0

Défaite face aux Arméniens de Mithrobarzane et retraite en Médie

Eté

D0

ok

Automne

D0

ok

Armée de Médie Atropatène du glorieux roi Orodès composée d’une multitudes de cavaliers mèdes

Printemps

M Hyrcanie

Victoire sur les rebelles parthes de Gotarzès Hyrcanie pillée

Eté

P

Hyrcanie pacifiée

Automne

Défense : M Parthyène

Victoire totale sur Gotarzès

Troupes de Médie sous les ordres du vieux satrape Orodate

Printemps

M Susiane

ok

Eté

M Perside

ok

Automne

M Carmanie

Carmanie pillée

3.2        Macharès Philopator, roi du Pont

Traité d’amitié avec le prince Gotarzès et les cités crétoises, le proconsul Sylla et le roi Tigrane.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée de Colchide commandée par le stratège achéen Philopoemen

Printemps

M Sarmatie

Victoire sur les barbares tokariens qui se dispersent. Sarmatie ravagée

Eté

Rebellion de Philopoemen. P

Echec

Automne

P (2ème)

Echec

Armée du Pont commandée par le stratège Théostophène de Sinope

Printemps

M Commagène

Echec de la corruption (300/50). Désastre pontique. Théostophène meurt

Eté

 

 

Automne

 

 

Armée de Cappadoce suivant sans faiblir le stratège Eumachos

Printemps

M Galatie

Défaite contre les Bithyniens de Nicanor. Retraite en Cappadoce

Eté

M Paphlagonie

Seconde défaite et seconde retraite en Cappadoce

Automne

D0

ok

Armée de Thrace dont le général est Zénobios, le fléau de Chios

Printemps

P (3ème)

Echec de la corruption des Bithyniens (300/60) et armée corrompue (0/400) Désastre. Zénobios perd la vie.

Eté

 

 

Automne

 

 

3.3        Tigrane, roi d’Arménie

Traité d’amitié avec le grande prêtre Alexandre Jannée, le proconsul Sylla et les rois Arétas III et Macharès

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Forces du stratège Mithrobarzanesen Arménie

Printemps

M Mésopotamie

Victoire sur les Parthes d’Orobaze. Mésopotamie ravagée

Eté

M Babylonie

Babylonie ravagée

Automne

M Susiane

Susiane ravagée

Armée du roi Tigrane en Assyrie avec ses cataphractaires

Printemps

M Mésopotamie

ok

Eté

Défense : M Arménie

Défaite contre les Séleucides d’Antiochos XII et retraite en Assyrie

Automne

D0

Ok

3.4        Caius Marius, consul de Rome et chef du parti populaire

Traité d’amitié avec Théophraste de Caunos

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Les légions du glorieux consul Caius Marius sont en Crète accompagnées des alliés grecs.

Printemps

P

Crète pacifiée

Eté

D0

Ok

Automne

D0

Ok

3.5        Lucius Cornelius Sylla, proconsul et chef du parti aristocrate

Traité d’amitié avec Ptolémée, la république de Rhodes et les rois Macharès, Tigrane, Prusias et Orodès

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Le glorieux proconsul Sylla conduit des vétérans et des Thessaliens en Pamphylie

Printemps

D1

Ok

Eté

Idem

Ok

Automne

idem

Ok

Troupes en Chersonèse de Thrace commandées par Ridiculus Rictus Mordicus, propréteur de Carie avec quelques cohortes de vétérans

Printemps

P

Chersonèse de Thrace pacifiée

Eté

M Chalcidique

Ok

Automne

D1

Ok

Forces sullaniennes en Pisidie sous les ordres d’Ictus Myocardus Infarctus

Printemps

M Pamphylie

Ok

Eté

E Flotte rhodienne

Ok

Automne

A Chypre

Ok

3.6        Prusias III, roi de Bithynie

Traité d’amitié avec le prince Sinatruce, le roi Orodès et le proconsul Sylla

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée du Delta de l’Ister commandée par le roi glorieux Prusias composée en grande partie de mercenaires galates

Printemps

M Thrace

Victoire totale sur les Pontiques de Zénobios. (contre-corruption réussie 60/300 et corruption de l’ennemi (400/0) Thrace ravagée

Eté

P

Thrace pacifiée

Automne

F Armée pontique Cappadoce : M. Détroit du Bosphore

Echec : Armée bloquée par les intempéries

Armée de Galatie avec Nicanor le boiteux à sa tête

Printemps

D1

Victoire sur les Pontiques d’Eumachos.

Eté

M Paphlagonie

Seconde victoire sur Eumachos. Paphlagonie pillée

Automne

P

Echec

3.7        Ptolémée XI Alexandre II, roi lagide

Traité d’amitié avec le proconsul Sylla.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée du Heptanomide commandée par son roi Ptolémée XI

Printemps

P (2ème tentative)

Echec. Heptanomide ravagée

Eté

P (3ème tentative)

Heptanomide pacifiée

Automne

D0

ok

3.8        République rhodienne

Traité d’amitié avec le proconsul Sylla

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Flotte rhodienne naviguant en Cyclades commandée par le glorieux navarque Rhododendron

Printemps

M Mer Rhodienne

ok

Eté

E Armée sullanienne

ok

Automne

A Chypre

ok

3.9        Gotarzès, prétendant parthe

Traité d’amitié avec le roi Macharès

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée de Gotarzès en Parthyène

Printemps

Défense : M Hyrcanie

Défaite face à Orodès. Retraite en Parthyène. Parthyène ravagée

Eté

P

Echec

Automne

P

Désastre et mort de Gotarzès

3.10    Arétas III, roi des Nabatéens

Traité d’amitié avec le roi Tigrane II et Alexandre Jannée

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée en Idumée avec le glorieux Arétas III à sa tête

Printemps

M Arabie Pétrée

Ok

Eté

M Transjordanie

Victoire sur les Séleucides d’Agathocle de Zeugma. Transjordanie ravagée

Automne

M Parapotamie

Victoire sur les Arabes scénites

3.11    Antiochos XII, roi séleucide

Traité d’amitié avec le roi Orodès, Prusias ?

La diplomatie lagide ignore dorénavant les Séleucides.

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée séleucide de Commagène commandée par Antiochos XII pourvue de la puissante phalange

Printemps

Défense

Victoire totale sur les Pontiques de Théostophène

Eté

M Arménie

Corruption massive des Arméniens (partho-séleucides 700/0) Victoire sur Tigrane II. Arménie ravagée

Automne

M Commagène

ok

Armée séleucide en Arabie Pétrée du stratège Agathocle de Zeugma

Printemps

Défense M Transjordanie (contre Juifs)

Ok

Eté

Défense (Contre Nabatéens)

Défaite contre les Nabatéens et retraite en Syrie

Automne

D0

Ok

3.12    Alexandre Jannée, grand prêtre des Juifs

Traité d’amitié avec les rois Tigrane et Arétas III

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Armée hasmonéenne de Palestine sous les ordres d’Alexandre Jannée

Printemps

M Phénicie

Phénicie ravagée

Eté

P

Echec

Automne

P

Phénicie pacifiée

3.13    Barbares et pirates en maraude

 

L’armée ou la flotte…

Saison

Ordre exécuté par le stratège

L’issue

Pirates taures infestant le Pont Euxin occidental

Printemps

-

-

Eté

R

Route maritime impraticable

Automne

D0

ok

Arabes scénites en pleine razzia des bourgs de Parapotamie

Printemps

D0

Parapotamie ravagée

Eté

D0

ok

Automne

D0

Défaite contre Arétas et ses Nabatéens. Dispersion des pillards

Horde tokarienne agitée en Sarmatie

Printemps

D0

Défaite contre Phillopoemen. La horde se disperse.

Eté

 

 

Automne

 

 

Pirates taures écumant les côtes de Chersonèse Taurique

Printemps

R

Chersonèse taurique pillée

Eté

D0

Ok

Automne

D0

Ok

4          Paroles royales, honneurs divins, évergétisme et raffinements coûteux

4.1        Poésie

Alors que Sylla finançait la construction d’un nouveau théâtre à Tarse dans sa nouvelle province de Cilicie, Prusias cherchait le prestige dans la poésie. Après avoir hésité à en écrire lui même, il invita Méléagre de Gadara, le meilleur spécialiste en vie, à Nicomédie. Le poète installé jusqu’alors à Tyr pensait d’ailleurs s’installer en Asie, peut être à Cos mais finalement Nicomédie ne serait pas si mal… Qu’importe finalement le lieu puisqu’il nous dit :

« L'île de Tyr est ma nourrice, mais la patrie qui m'a engendré c'est une Attique qui a élu domicile chez les Syriens, Gadara…

Que je sois syrien pourquoi s'en étonner ? Etranger, nous habitons tous la même patrie qui est le monde. Un même chaos nous a tous engendrés, mortels. »

 

A peine arrivé à la cour de Prusias, le Syrien proposa tout d’abord :

“La peine a commencé de me palper le cœur : c'est que le chaud Eros, en passant, d'aventure, me l'a griffé du bout de l'ongle : et souriant, il m'a dit : “Tu auras la suave blessure : tu l'auras, cette fois encore, pauvre amoureux, consumé par les feux de ce miel qui dévore ! “Et depuis, en voyant Diophante, fleur nouvelle chez les adolescents, je ne puis résister... et fuir, pas davantage !”

Puis, d’un autre jeune garçon de « cheveau [devenu] bouc velu », il dit « Son cuir velu déclare la guerre, désormais... à qui serait tenté de forcer les arrières »

 

Inquiet de la puissance évocatrice de ces vers pour l’oreille peu exercée de ses amis romains, Prusias ordonna d’un signe discret un changement de style et Méléagre obtempéra :

Je n'écris plus sur le beau Théron, ni sur cet Appollodote, tantôt feu étincelant, tantôt tison éteint. Je préfère l'amour des femmes, que l'étreinte du pédérastre aux fesses velues soit laissée aux chevriers qui baisent les chèvres.

O nuit, ô amour d'Héliodora qui me tiens éveillé, ô morsures accompagnées de larmes que l'odieux matin provoque, lui reste-t-il des souvenirs de ma tendresse, et mes baisers reviennent-ils à sa mémoire, réchauffent-ils sa froide imagination ? Dort-elle avec mes larmes ? Aime-t-elle à prolonger un rêve qui lui rappelle mon image ? Ou bien s'abandonne-t-elle à un nouvel amour, à de nouveaux ébats ? O lampe, n'éclaire jamais de telles perfidies, veille bien sur celle que je t'ai confiée.

Je te demande une grâce, ô nuit, mère de tous les dieux, nuit qui m'est chère, une seule grâce, nuit auguste et sacrée, compagne des orgies amoureuses, si quelque rival sous la couverture d'Héliodora se réchauffe à ces charmes qui éloignent le sommeil, que la lampe s'éteigne, et que dans les bras de son amante il s'endorme d'un profond sommeil comme un autre Endymion.

L'Amour qui me possède est un joueur de ballon. A toi, Héliodora, il lance le coeur qui palpite dans mon sein. Allons, laisse le Désir prendre part au jeu. Que si tu me rejettes loin de toi, je ne supporterai pas cet outrage contraire aux lois de la palestre.

Je sais que tu trahis ma foi : tes cheveux, tout humides encore de parfums, dénoncent ta vie dissolue ; tes yeux, appesantis par la fatigue, montrent bien que tu as passé la nuit ; cette couronne qui te serre le front prouve que tu sors d'un festin ; tes cheveux en désordre portent les traces de mains amoureuses, et tous tes membres chancellent sous les vapeurs du vin. Va-t'en, femme au coeur banal ; le luth de l'orgie t'appelle; entends-tu le bruit des castagnettes lascives ?

Puis il évoqua son ancienne maîtresse, l’hétaïre Timarion…

Timarion, autrefois élégant et solide esquif, est désemparé des agrès de l'Amour. Son dos est courbé comme la vergue d'un mât, ses cheveux blancs sont épars comme des cordages. Ses seins pendent et flottent ainsi que des voiles détendues, et les rides que produit le choc des vagues sillonnent ses flancs. Plus bas tout est envahi par le eaux de la sentine ; dans la carène, la mer entre et bouillonne. Les genoux lui tremblent comme agités par le roulis. Malheureux, il naviguera sur le Styx, de son vivant, celui qui montera à bord de cette vieille galère, cercueil ambulant

 

Et ainsi de suite, de sorte que sa renommée se propagea loin de là, des colonnes d’Héraklès jusqu’aux chambres royales d’Assyrie.

4.2        Alliances et mésalliances

La gloire de Prusias lui valut deux alliés douteux mais deux alliés quand même : Sinatruce qui, en dépit des offres d’Orodès s’il déposait les armes – 100 talents – ne se rendait pas, cherchait à obtenir les conseils éclairés du roi de Bithynie. Philipoemen espérait de son côté séduire le Bithynien afin de faire avancer sa cause sarmate.

 

Pour la suite de la guerre contre Orodès, Tigrane put compter ses amis. Le compte était hélas des plus rapides :

Gotarzès n’était plus.

Macharès ne pourrait donner vraisemblablement qu’un soutien moral.

Arétas, lassé de l’avarice de Tigrane II et de ses mauvais conseils économiques, saluait les envoyés de Rome. Marius pouvait compter sur lui (contre 200T tout de même). Les Nabatéens continueraient-ils leurs grignotages du territoire parthe ?

Bref, seuls les Juifs restaient fidèles sans réserve (mais sans financement de Tigrane) à l’alliance arménienne qui leur avait valu la riche Phénicie.

 

En face de Tigrane, Orodès gardait son Héraklès séleucide, Antiochos ayant reçu 200 talents d’encouragement.

 

Les Rhodiens et les Lagides restaient les clients de Sylla contre respectivement 410 et 310 talents de financement donnés directement lors une entrevue à Chypre occupée par les légions.

5          Le pouvoir par la lance

Pour préparer sa contre-attaque, Orodès envoie le chef mercenaire galate Ambivalix en Margiane afin d’y recruter des nomades belliqueux et quelques colons grecs.

 

Plus au sud, Sinatruce tente une dernière résistance et rassemble ses fidèles qui n’ont plus rien à perdre.

 

En Asie Mineure, c’est au tour de la Bithynie de lever de nouvelles masses de combattants. Eurymédon, fils d’Aristippe les dirigera.

6          Prévisions de votre diocète pour l’année prochaine

Le royaume parthe est au deux tiers dévasté. Les soldats d’Orodès ne devront pas être trop exigeants sur le contenu de leur gamelle. Ailleurs, la Méditerranée est tranquille et, à l’inverse du Pont-Euxin, sera un lieu d’échanges actif pour le plus grand profit des coffres des Etats.

 

L’Egypte pro-sullanienne dispose des rares excédents céréaliers et l’Egypte pro-marianiste détient avec les provinces marianistes grecques la quasi-totalité du commerce de produits manufacturés. En outre, les amis des Romains, Ptolémée et Arétas se partagent le monopole pour le commerce de produits orientaux. La même situation se répète en ce qui concerne les échanges vinaires, de bois ou d’huile d’olive, tous majoritairement soumis aux factions romaines.

 

Ceci dit, il reste à trouver des débouchés et la devise fondamentale du commerce trouve là une illustration littérale parfaite : le client est roi ou plutôt les clients sont les rois, du Pont, de Bithynie, d’Arménie, de Parthie ou d’ailleurs. Concernant le Pont, Macharès devra toutefois se contenter d’un commerce local, les comptoirs potentiels proches de la capitale étant soit hostile, soit bloqué par les pirates, soit assiégé ou par l’ennemi bithynien. Cela n’empêchera pas les lointains centres ioniens de fonctionner pour d’autres puissances.

 

Roi(protecteur) CapitaleComptoir principal 

Revenu local, des Mines et de la capitale

Revenu du commerce à l'intérieur du territoire

Céréales & poissons séchés

Huile d'olive, vins, figue, miel

articles de bronzes, verreries, céramique, papyrus, textiles

encens, épices, ébène, ivoire, parfums, soieries

Bois, poix, goudron

Ressources militaires

Provinces contrôlées

dont provinces sinistrées

Orodès

Séleucie du Tigre / idem

400

200

-1

-3

-1

0

0

2

11

7

Macharès

Amaseia / Aucun !!!

1 100

1 200

0

-1

-3

0

0

0

9

2

Tigrane II

Tigranocerte / Antioche

300

0

0

0

1

-1

1

0

4

1

Ptolémée XI (Sylla )

Salamine / Antioche

500

0

3

-2

-1

4

0

0

4

1

Caius Marius

Rome / Tarente

1 200

400

-5

3

2

-3

0

3

7

0

L Cornelius Sylla

Thessalonique / idem

1 500

200

-2

2

-2

-1

4

4

12

1

Prusias III

Nicomédie / Thessalon.

700

800

1

0

-1

-1

1

1

6

1

Rhodes (Sylla)

Rhodes / idem

300

0

-1

1

0

0

-1

0

1

0

Sinatruce (Prusias III) Carmana / Gerrha

0

0

-1

0

0

0

0

0

1

1

Arétas (Marius)

Pétra / Alexandrie du Nil

700

200

0

-3

2

3

0

0

5

0

Antiochos XII Orodès

Antioche / Antioche

400

0

-1

1

-1

-1

0

1

3

1

Alexandre (Tigrane)

Jérusalem / Pétra

300

0

0

-1

0

-2

0

0

2

1

Phillipoemen (Prusias III)

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

7          Qui est le nouvel Alexandre ?

Les informations vont habituellement bon train dans l’oekoumène, mais elles peuvent parfois perdre un peu de temps en route. Ainsi, dans le monde, on continue à louer l’opulence du royaume parthe alors qu’il gît désormais en partie sous les cendres. Il reste que nombreux sont ceux qui croient qu’Orodès vaincra au bout du compte.

 

Roi

Prestige l’an passé

Céréales & Poissons

Vins, huile d’olive

Artisanat

Encens

 

Désastre ou victoire totale

Victoire sur les Romains

Pertes / Gains territoriaux

Capitale perdue ou (re) prise

Phare de la Culture hellène

Prestige actuel

Orodès I

15

0

1

1

1

1

0

1

0

0

20

Sylla

15

0

1

1

1

0

 

1

0

0

19

Prusias III

10

0

1

1

0

1

0

1

0

1

15

Tigrane II

10

0

1

1

0

0

0

0

0

0

12

Macharès

9

0

1

1

1

-2

0

0

0

0

10

Marius

0

-1

1

1

1

0

 

1

0

0

3

Ptolémée XI